La pauvreté
fait plutôt le malheur des uns, pour autant
l'argent fait-il le bonheur des autres ? Si l'on
prend l'exemple extrême de Paris
Hilton, cette jeune femme devrait
refléter le bonheur parfait. Sa fortune
croît chaque année dans des proportions
qui ferait pâlir d'envie bien des chefs
d'entreprises à la recherche d'expansion.
Paris Hilton a tout pour elle, une beauté
particulière, une notoriété
savamment entretenue et pourtant sa vie privée
n'est pas aussi fructueuse que ses investissements
médiatiques.
Elle le dit elle-même, ses rapports avec
les autres sont toujours méfiants. La crainte
d'être abusée la rend suspicieuse.
Se protéger, éviter de s'impliquer
avec spontanéité, rien qui ne présage
d'une vie heureuse.
A notre échelle, avec nos revenus bien
plus modestes que la jet seteuse, nous sommes
en proie aux mêmes conflits avec l'argent
et aussi exposés aux effets des réels
bénéfices qu'il nous procure.
Si nous en sommes dépourvus, la société
et donc le relationnel, nous mettent à
l'écart. Si nous croulons sous les lingots,
nous sommes courtisés.
D'un point de vue plus personnel, notre pauvreté
nous complexe et nous rend plus opportuniste pour
nous en sortir. Dans ce cas, nos comportements
deviennent alors calculateurs. Nous perdons notre
innocence au profit d'une rage de survie qui nous
éloigne des personnes simples qui auraient
pu s'intéresser à nous.
Si l'argent nous submerge, l'orgueil devient
démesuré, quand ce n'est pas le
cynisme qui nous emporte. Nous pensons maîtriser
le monde et les individus. Tout est monnayable,
y compris les relations que nous souhaitons avoir.
L'argent fascine, il représente une force,
tout le contraire de l'amour qui est un don. Pour
vivre une forme d'équilibre, il faut vivre
l'argent avec souplesse : ni obsession, ni indifférence.
Il faut lui donner le rôle qui lui sied
: un simple moyen de paiement pour vivre dans
un contexte raisonné de matérialité.
Avoir une douzaine de voitures de grand luxe,
telle que Paris Hilton, n'est pas une fin en soi.
Mieux vaut aussi vivre avec quelqu'un qui a la
même philosophie que soi à propos
de l'argent. Un couple très matérialiste
saura mieux s'en sortir qu'un couple vivant une
dissonance importante en matière financière.
Un trop grand écart de revenus crée
une dépendance financière du plus
faible et une tentation de domination de la part
du plus nanti. L'argent peut contribuer au bonheur
à condition que l'idée du bonheur
que l'on se fait ne soit pas corrélée
à un niveau de vie irréaliste. Si
la matérialité devient, au sein
d'un couple, un style de vie, les sentiments n'y
résisteront pas.
Aimer l'argent ou aimer tout court, il faut
choisir.
Paris Hilton vit et respire pour la matérialité.
Eloignée des aspirations les plus simples,
l'argent lui construit chaque jour son "malheur".
Il est une chose que l'argent n'évite pas
: la solitude, au contraire, il en est souvent
un excellent pourvoyeur.
Comment
faire une rencontre quand on a pas d'argent ?
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