Comment
pardonner l'infidélité de son mari ou
de sa femme ?
Pour
être sur cette page, la lire et sentir son
coeur se serrer d'amertume et de colère,
cela suppose que des circonstances ont fait que
votre conjoint(e) vous a trompé(e).
Vous vous croyiez à l'abri
peut-être.
Vous subissez un choc psychologique
très déstabilisant. Ne plus pouvoir
avoir confiance en la personne qui sacralisait
l'idée même de la confiance semble
remettre en cause tout ce en quoi vous vous étiez
engagé(e) par le mariage.
En réalité les choses
sont plus simples. Un couple s'essouffle toujours,
quelle que soit sa densité amoureuse. Parfois
cet essoufflement est partagé, le divorce
devient une option salutaire. Bien souvent, c'est
un seul des partenaires qui est en panne d'enthousiasme.
Le quotidien a tué son énergie.
Plus besoin de séduire l'autre puisqu'il
(elle) est une cause acquise. Faire l'amour devient
une habitude, les désirs deviennent linéaires
et tendres. Tendres comme peuvent l'être
les petits baisers avant d'aller travailler. Demain
sera identique. La tendresse est encore présente
dans la plupart des cas mais pour le reste, le
facteur risque, le facteur surprise... et cette
sensation que jusqu'à la mort, les jours
se ressembleront...
Etrange paradoxe que l'envie de
sécurité au travers du projet de
mariage et l'ennui que constitue cette stabilité
conjugale qui invite à quelques évasions
aventurières. Les hommes et les femmes
infidèles rêvent à la fois
du confort du mariage pour la vie de tous les
jours, pour faire fuir la solitude mais rêvent
aussi d'une vie mouvementée. Une vie d'acrobate
avec pour filet de sécurité le conjoint.
Plaire à un(e) autre remet
en marche les hormones, les instincts, le danger...
L'étourdissement, l'impression que palpite
la vie...
Un besoin d'exister que le conjoint
fidèle ne comprend pas, calfeutré
dans ses douceurs, il privilégie encore
le couple.
Vivre bien dans son couple, ne veut
pas dire que l'autre y est bien. Mais pourquoi
ne pas le dire ? Comment expliquer à la
personne avec qui on est marié que l'on
s'ennuie, comment dire, sans blesser que le désir
est émoussé. La peur de faire des
reproches, la peur de ne pas être compris...
font taire ceux qui pensent déjà
à autre chose. Un univers de pulsion dans
lequel rien est a expliqué, tout est à
vivre intensément sur le moment. Une sorte
de vie facile, apparemment.
L'infidélité, une
fois découverte, la communication devient
plus "impossible" encore.
La crise du couple est une plaie
ouverte. Les mots sortent de travers, les promesses
de fidélité sont vaines. Il faut
attendre que la tempête retombe pour savoir
si l'envie vraie de régénérer
l'énergie du couple est un but partagé.
Cette étape est cruciale car si l'un ment,
si l'un se ment, cette énergie ne reviendra
pas et d'autres infidélités reparaîtront.
Ce ne sont pas les mensonges d'avant,
les mensonges pendant l'adultère qui sont
importants, même s'ils blessent l'orgueil,
le mensonge essentiel, désormais, c'est
celui qui pourrait poindre lors du redémarrage
du couple. Assurez-vous d'être véritablement
deux à le vouloir !
Trop souvent la culpabilité
de l'infidèle le (la) fait rester. Trop
souvent la crainte de se retrouver seul(e) fait
s'accrocher à un mirage celui ou celle
qui a subi l'adultère. Chacun doit parvenir
à sa vérité et la communiquer à
l'autre sans détour.
Trompé(e) vous fouillerez
les affaires de votre conjoint, suveillerez les
messageries, les SMS. Infidèle, vous n'aurez
qu'une envie, recomposer votre vie clandestine
avec plus de précautions, plus de mensonges.
Ces vies là sont invivables : alors prudemment,
sans précipitation, sans exagération,
dites-vous la vérité sur l'état
de votre couple. La vérité est nécessaire
à la confiance sinon rancoeur, jalousie,
faux-semblants donnera à votre mariage
le visage de l'aigreur.
Ensuite le pardon surgira ou ne
surgira pas, vous ne déciderez ni de l'heure
ni de l'endroit : un jour vous direz avec
une chaleur nouvelle que vous l'aimez... Mais
peut-être votre coeur restera-t-il froid.
Tel un arrêt du coeur, un arrêt sentimental...
Vous vous ranimerez ailleurs, autrement... L'important
n'est pas tant de pardonner, l'important est de
trouver un équilibre personnel soit dans
le couple, soit dans le divorce. A défaut
déquilibre, quoique vous ayez à
vivre, vous le vivrez mal.