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Dès le plus jeune âge, à l'heure où les premières
amours se nouent, jusqu'au troisième âge,
la solitude est souvent la seule compagne que
l'on ait pour survivre.
A quatorze ans, quand on voit ses copines avec
un garçon et qu'on a le coeur serré
parce que l'on se sent seule, ce "célibat"
est douloureux.
A trente et quarante ans, quand les amies mettent
un peu de distance parce qu'elles se sont mariées
et que l'on devient subitement embarrassante pour
le couple, être célibataire est pesant.
A soixante ans, vivre toujours avec ses murs
et s'entendre radoter que la vie est vraiment
injuste, ce n'est guère plus épanouissant.
A tous les âges, être seul(e) reste
une épreuve qui obéit aux même
règles. Le sentiment d'être à
l'écart de la vie, loin des joies, loin
de la vraie vie. Entre cris sourds et larmes muettes,
les journées passent dans un grand vide.
Bien sûr, il y a Internet et cette convivialité
virtuelle qui trompe un peu l'ennui.
Plonger dans le grand bain des rencontres est
un exercice difficile à vivre car l'absence
de contact réel est excessivement troublant.
Personne ne peut vibrer avec un ordinateur.
La solitude amène la solitude. Plus vous
espérez vous en sortir, moins vos actes
pour y parvenir sont "fracassants".
A force d'être seul(e), le courage d'aller
vers les autres se fait plus rare.
Comment raconter quelque chose quand on ne vit
rien ? Les gens n'ont pas envie de supporter quelqu'un
qui ne parle pas ou qui n'a rien à dire...
Dorénavant, vous êtes au fond du
trou. La solitude vous a éloigné
de tout.
Il vous reste à cesser de vous apitoyer
sur votre personne "si peu intéressante"
et à construire patiemment un monde relationnel
: parce que l'amour peut être le cousin
de votre fromagère, le frère de
votre future meilleure copine.
Ne pas savoir parler, du moins le croire, ne
vous empêche pas d'écouter. Si vous
n'êtes pas capable de glisser trois mots,
éviter de vous retrouver nez à nez
avec une seule personne. Glissez-vous dans un
groupe à l'école, au travail, au
marché. Vous écoutez, vous souriez.
Vous mémorisez les sujets. Une fois chez
vous, vous approfondissez les thèmes en
vous informant sur Internet par exemple. Vous
devenez donc quelqu'un de bien informé.
A la prochaine rencontre, vous glissez une info
que vous avez lue. Ne jouez pas les intellos qui
savent tout sur tout. Vous signifiez que vous
avez lu, rien de plus. La prochaine fois, vous
donnerez une opinion personnelle. On vous collera
l'étiquette de quelqu'un qui ne parle pas
pour ne rien dire. Vous détiendrez alors
la clé du succès de vos contacts
: on viendra près de vous pour en savoir
un peu plus sur vous. Après, c'est le hasard
qui décidera.
Ne dites plus "Je n'ai rien à dire,
je ne sais pas parler", dites "J'écoute".
Entre l'écoute, la recherche d'informations,
la réflexion pour se forger une opinion,
vous verrez que vos journées seront constructives,
actives et non passives... Cette passivité
qui vous a fait connaître la solitude.
En finir avec le célibat !
Quand
vais-je rencontrer l'amour ?
Je
n'ai pas de chance en amour
Avoir
des amis mais pas d'amour
Comment
rédiger une annonce de rencontres ?
En
finir avec le célibat forcé
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